Extrait « Cipriani parcourait à bicyclette le boulevard de Clichy, au feu rouge il aperçut deux jeunes hommes sur la vingtaine qui interpellaient de manière menaçante un sdf d’origine africaine, couché sur une bouche de ventilation du trottoir. Cipriani descendit de la bicyclette et tout en la poussant s’approcha de la scène. Les deux jeunes, cheveux courts, propres sur eux, des bons français, insultaient l’homme à terre, lui enjoignant de dégager de là et de la France. Le sdf, saoul ou camé, ne comprenait pas grand-chose.-Eh vous deux ! Laissez le gars tranquille, il ne vous a rien fait ! fit Cipriani. Les deux jeunes le dévisagèrent, surpris de voir un homme âgé interrompre une action qu’ils considéraient salutaire pour la Nation.-Tu veux quoi l’ancêtre ? On ne t’a rien demandé, fit l’un.Cipriani lui asséna une droite en plein visage lui fracturant le nez. Il regarda l’autre, tout en faisant ondulé la grosse chaîne du cadenas.-Donne un mouchoir à ton pote et dégagez !Les deux jeunes s’éloignèrent sans moufter. Cipriani sortit deux billets de 50 euros qu’il glissa dans la poche de la veste en lambeaux du sdf qui, hagard, le regardait.-Courage, lui dit Cipriani et il remonta sur son vélo ,« pariolini di merda…» murmura-t-il en souriant. » https://youtu.be/95CiS9ObL_U

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